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26 mai 2009 | |

Impacts du barrage de Nangbeto

Impacts sociaux et environnementaux du barrage de Nangbeto

Dureé : 3:40
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Les populations de Nangbéto souffrent des impacts sociaux et environnementaux du barrage de Nangbeto.

Dans le cadre du démarrage des activités de son projet intitulé : « Appui à la mitigation des effets environnementaux et à l’amélioration des conditions de vie des communautés du barrage de Nangbéto et du projet de barrage d’Adjarala », Les Amis de la Terre-Togo, a organisé une visite de reconnaissance de terrain et de prise de contact avec les leaders locaux des communautés affectées par les activités du projet de barrage de Nangbéto. Voici ce que certains nous ont dit :

Chef du village d’Asante

Lorsque les promoteurs sont venus, ils nous ont dit que la mise en œuvre du projet va occasionner des déplacements ; quand on sera déplacé, on sera mieux où ils vont nous installer ; on ne manquera de rien et ils vont prendre soin de nous pendant 3 ans. Mais lorsqu’ils ont construit le barrage, nous avons souffert beaucoup, cette année-là, nous n’avons pas trouvé à manger. Nos maisons sont toutes tombées, ils ne nous ont pas dédommagés pour les champs détruits, les terres prises. Nous étions mieux dans nos anciennes maisons, nous souffrons plus aujourd’hui qu’avant. Ils nous ont aussi promis l’électricité, de l’eau potable, la nourriture pendant 3 ans mais, après 3 mois ils nous ont dit que nous ne sommes pas des poussins qu’il faut élever. Nous sommes des cultivateurs mais comme nos terres ont été prises nous n’avons plus de terres pour cultiver, avant on n’utilisait pas d’engrais pour cultiver, mais les terrains que nous occupons aujourd’hui sont dégradés et nous sommes contraints d’utiliser des engrais chimiques.

Le fils du chef de Nangbeto

Nous avons demandé à la Compagnie Electrique du Bénin de reconstruire nos maisons. Ils nous ont promis de revenir mais nous ne les avons plus revus. Ils ont dit que nous ne sommes pas des poussins pour qu’ils prennent soin de nous. Ils De plus, ils ont argumenté que ce ne sont pas eux qui avaient bâti nos anciennes maisons, ainsi, si nous ne construisons pas de nouvelles maisons, c’est notre problème.

Ce sont MM. Amefia et Aziable qui ont mené les travaux, ce sont eux que nous connaissons. Quand nous leur avons dit que notre zone est devenue humide, qu’il y a de la boue partout et qu’on ne veut pas rester ici, ils sont restés indifférents à nos préoccupations. La majorité des cases construites sont tombées, il n’y a plus rien chez nous. Les jeunes font de l’exode et partent du village par ce qu’ils n’ont pas de logis et de perspectives, ils vont au Nigeria. Nous n’avons aucun moyen, nous n’avons plus rien. Il n’y a pas d’eau. On n’attend que la mort. Toutes nos richesses sont englouties par les eaux du barrage. Il n’y a qu’une seule pompe ici et quand elle va se gâter ; on doit se rendre jusqu’au barrage pour prendre de l’eau

J’ai trouvé les plans de construction faits par les blancs bien mais, Amefia et Azianblé les ont chassés. Ce sont Amefia et Aziablé qui nous ont déplacés, ils ont refusé de construire ce qui est prévu par les plans des blancs.

(CC) 2009 Radio Monde Réel

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