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22 de julio de 2011 | |

Moins de secrets

Codex Alimentarius a accepté l’étiquetage des produits transgéniques

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La décision de la Commission du Codex Alimentarius de la FAO qui légitime l’étiquetage des aliments contenants des produits transgéniques a été interprété comme un triomphe pour les consommateurs.

La décision de cette commission créée par l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) et l’Organisation Mondiale de la Santé survient après plus de deux décennies de blocages de la part des entreprises commercialisant des produits transgéniques comme Monsanto, Bayer, Pioneer Dupont, Dow et d’autres, protégées par le gouvernement américain.

Ces entreprises défendent l’idée que ce sont les aliments biologiques et non-transgéniques qui devraient être étiquetés. Ils argumentent que les consommateurs ont des préjugés à l’encontre des produits transgéniques, et que l’identification OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) élèverait les coûts de l’entreprise.

La Commission du Codex Alimentarius, formée d’organismes régulateurs sur la question de la sécurité des aliments, tente depuis plus de deux décennies de résoudre ce sujet. La délégation de Washington, qui jusque maintenant avait fait obstruction à tout accord en faveur de l’étiquetage, vient à présent de changer de position.

Aucune information officielle sur les raisons de cette volte-face n’a été dévoilée, bien que l’on se trouve dans un monde où il y a chaque jour un nombre plus important de citoyens conscients des impacts néfastes des produits transgéniques pour la santé humaine et l’environnement grâce aux recherches en laboratoire faites sur des animaux.

Récemment, une recherche faite au Canada sur des femmes enceintes qui consommait du maïs transgénique, a montré que l’on pouvait retrouver dans le sang des mères et de leur fœtus des traces de la protéine Cryab1 – la toxine bt insecticide du maïs transgénique.

A l’opposé de ce qui est en vigueur en Europe et au Brésil, les produits transgéniques ne sont pas étiquetés aux Etats-Unis.

Le mardi 5 juillet, durant le sommet annuel du Codex à Genève, la délégation des Etats-Unis a retiré son opposition au document relatif à l’étiquetage des OGM, transformant ainsi l’accord en un texte officiel du Codex.

De cette façon, tout pays qui décide d’étiqueter les produits transgéniques ne devra désormais plus faire face à la menace d’un recours légal de l’Organisation Mondial du Commerce (OMC). En effet, les réglementations nationales adoptées à partir des recommandations et normes du Codex ne peuvent pas être considérées comme étant des barrières commerciales.

Dans des pays où la technologie transgénique a eu une forte impulsion, une réglementation officielle pour que les aliments contenant des OGM soient identifiés en tant que tels par les consommateurs n’existait même pas. C’est par exemple le cas de l’Uruguay, avec un million d’hectares de soja transgéniques selon le dernier relevé ; ou encore celui de l’Argentine avec ses 16 millions d’hectares, qui sont par ailleurs en expansion.

Cette décision multilatérale parait réduire l’espace laissé à l’omission trompeuse, et permet en même temps un meilleur suivi des effets sur la santé de ces produits issus de la bio-ingénierie. En ne s’appuyant pas sur un étiquetage obligatoire, il pourra s’avérer bien plus difficile d’évaluer ses effets concrets à un niveau global.

Photo: http://inforural.com.mx

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